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Le feuilleton à suivre

Il n'y a pas d'âge pour l'amour

 

Tout au long de mon apprentissage, je m'appliquais. Il ne s'agissait pas seulement de passer de la théorie à la pratique - Esther et moi nous exercions presque quotidiennement- mais de transcender tous les preceptes acquis et atteindre le meilleur, que dis-je ; une perfection ! un absolu ! Tel était mon projet.

Au lycée, je n'avais guère besoin de plancher sur mes devoirs pour arriver aux mêmes résultats que les autres élèves, je profitai de ce temps gagné pour me consacrer à un nouveau moi. Bientôt je fus méconnaissable aux yeux de mes parents. Sans extravagance visible pourtant, toute ma recherche exhalait, transpirait, dans mon regard, mon sourire, mes mouvements.

« La grâce ma chère, tu ne marches pas ; tu t'avances. L'élégance, si elle est naturelle chez toi, est grandement favorisée par ton bien être intérieur, cette force acquise depuis toutes tes découvertes, cette connaissance que tu as maintenant de ton corps et comme tu le fais vibrer. Tout cela tu le transportes avec toi et crois moi cela se voit , se sent ». j'étais consciente de cela et depuis quelques temps me plaisait à remarquer que l'on retournait à mon passage.

« J'ai entendu tant de jeunes filles parler de leur toute première fois comme d'un espoir déçu. À quoi s'attendent-elles donc si elles n'ont pas eu auparavant la curiosité de se connaître elles-mêmes, il en va ainsi des jeunes mâles qui croient qu'une queue bien bandée leur suffit et ne savent pas quoi faire de leur dix doigts ! La semence lâchée tout égoïstement, la chose est terminée avant d'avoir commencé ! Les jouissances atteintes trop rapidement, ne sont que d’éphémères instants qui nous jettent dans une fin. L'excitation, le désir , le plaisir tout va crescendo, ... c'est un don total. Car il ne s'agit pas uniquement d'aller au but, mais de se régaler sur les chemins que l'on prend pour y parvenir . Ainsi l'explosion ne sera que plus forte, renouvelée jusque à l'évanouissement »

Je fréquentais, alors, un garçon plus âgé que moi de trois ans, nous n'avions rien fait encore , que nous parler, en nous promenant, jusqu'à ce jour, où invités pour un anniversaire, nous nous rencontrâmes vraiment.

Il n'était pas spécialement canon, il était intelligent, un peu timide. Son air sérieux, un brin ailleurs m'attiraient, il avait un fort joli sourire et de très belles mains. Il m'arrivait de penser à lui, dans la solitude du soir, de le désirer et l'imaginer là en me touchant, je m'abandonnais dans ses bras, en me pâmant.

Tandis que d'autres dansaient ou s'embrassaient dans les coins, nous nous trouvâmes à un moment, seuls tous deux, accotés au mur du salon de notre hôte, il n'y avait rien là d'extraordinaire, puisque nous nous connaissions, mais... lorsque dans un effleurement nos doigts se touchèrent, il se passa quelque chose d'inhabituel. Ce fût comme un rappel de mes nuits imaginaires avec lui. Je proposai de sortir dans le jardin. Ce faisant je le pris par la main et l'entraînai dehors. Une nuit cristalline envoûtait l'air, Il faisait doux, j'étais assez légèrement vêtue, mes cheveux en chignon, laissant voir ma nuque. Ma robe était assez échancrée pour l'on aperçût la naissance de mes seins, à peine cachés sous un joli soutien gorge en dentelle.

Nous prîmes place sur un banc de pierre, sa main toujours dans la mienne. Il m'embrasse sur la joue et libéra ma chevelure.

Je pris son visage dans mes mains, l'embrassai à pleine bouche tout en défaisant les premiers boutons de sa chemise, puis les suivants, jusqu'à la ceinture de son pantalon. Je promenais ma main sur sa poitrine glabre, insistai sur le mamelon.

« certains hommes sont très sensibles à cet endroit » je me souvenais de mes leçons...

"tu es magnifique sous cette lune" il me rendit mes baisers, mes caresses. Je glissai ma main sur sa braguette, son membre était dur. Il arrêta mon geste, prit mes mains, me regarda en penchant sa tête et en plissant ses yeux et dit :

« J'ai toujours eu envie de te connaître intimement, mais pas ici !, Allons plus loin »

Il m'entraîna dans un bosquet à la limite de la propriété.

EPISODE VII