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Le feuilleton à suivre

Il n'y a pas d'âge pour l'amour

 

 

 Le soir, devant la psyché, j'observais mon visage, ma poitrine, mon ventre, mes jambes ; tout irradiait et ce corps, tout à l'heure offert, jubilait encore. Mon regard s'appuya sur la touffe brune qui recouvrait mon sexe, aussi douce qu'elle fût, elle était un obstacle qui obstruait ma vision d'une parfaite unicité{C}. Je décidai de tout raser.

Comme c'était joli ! Cela semblait davantage m'appartenir ! Présent ! Palpitant ! Vivant ! Mes grandes lèvres étaient rebondies comme deux joues, mon clitoris turgescent et à vif, tellement il avait été sollicité. J'y tentais un doigt, que je passais auparavant dans ma bouche pour y cueillir un peu de jus. Rien que cela me fit l'effet d'une décharge électrique. J'écartai mes lèvres, brûlantes elles gaussi, je mouillai à nouveau mon doigt, effleurai la chair, abordai le trou de mon con qui se serra autour de ma phalange puis se relâcha, je m'amusai à le faire aller et venir jusqu'à ce qu'il glissât, tel un archer sur les cordes d'un violon. Je savourai ce tranquille plaisir, ne cherchant rien de plus qu'une douce caresse, avant de m'endormir, l'esprit souriant, baguenaudant dans les souvenirs neufs de ma délicieuse après midi.

Je n'avais pourtant rien vécu encore au regard de l'étendu de mon savoir de maintenant. C'est une période que j'aime à me rappeler et dont je me plais à rire quelques fois. Ma détermination n'avait d'égale que ma candeur.

Aujourd'hui, en qualité d'instructrice, je vois avec tendresse, cette même expression que j'eus, sur le visage de mes disciples. Car si l'époque veut qu'une plus grande liberté règne dans le domaine de la sexualité, l'ignorance n'en est pas moins grande quant à la diversité des modes et des plaisirs, quant à la noblesse de ce que j'appellerais; un art.

Les lectures me dirigeaient vers quelques auteurs -qui eurent été interdits chez moi- que je laissais entrer secrètement, dans mon boudoir sans pourtant trop d'inquiétude. Depuis qu'Esther était chargée de m'aider, mes parents me laissait grande latitude.

Ainsi, Sade fit son entrée ou plutôt ; j'entrai chez lui... J'étais soufflée par la hardiesse de ces lignes, le vocabulaire, le plus souvent heurtée par la brutalité décrite avec détails, notamment dans Justine, de même souvent dégoûtée par ses propos.

J'en parlais à Esther tout en la caressant.

« C'est un point de vue que je défends à moitié ; vois-tu il y a eu dans la littérature à ce sujet, à cette époque , une grand permissivité dont la société manquait. En l’occurrence, Sade c’était un écrivain radicalement subversif qui poussait les fantasmes de perversions sexuelles à leurs limites les plus extrêmes. Souvent insoutenables, soit!. Mais... il s' attaquait aussi aux tabous fondateurs de la civilisation occidentale. Radicalement athée, il prônait l’obéissance aux lois de la nature, la recherche du plaisir des sens et la liberté totale de l’individu.

Ainsi, y a t-il, comme pour toute lecture et tout auteur finalement, à le lire dans le contexte, à opposer sa propre critique, à prendre comme à laisser.

Pour revenir à ton observation, d'il y a quelques jours, je dis que ; si en effet notre animalité s'exprime dans notre sexualité, j'en honnis l'horreur. Pour ma part, je ne suis nullement ouverte à la torture. Chacun doit observer pour l'autre le plus grand respect. -mais, nous reviendrons à cet aspect et à la définition de ce mot, prononcé trop souvent et jusqu'au galvaudage. Enfin, c'est dans le don, je crois, que s'expriment les plus grandes libertés. L’obscénité, dont on peut faire preuve durant l'acte charnel, n'est rien moins que l'expression d'un lâcher prise, le corps parle ! Trop de monde le laisse s'engourdir et laisse cette partie noble à la faveur du seul esprit, alors que tout deux forment un tout dont les gestes s'inspirent.

Tant d'endroits sont ignorés, par fainéantise et satisfactions primaires, quand le corps et tes entrailles veulent te mettre sur le chemin des jouissances les plus extraordinaires, les orgasmes les plus puissants !.

Ainsi moi par exemple, je n'aime rien tant qu'être prise par la porte de derrière, fistée et queutée tour à tour. Un miroir bien placé car j'aime voir comme je me fais mettre.

Se disant, elle se plaça sur le ventre.

-Assieds-toi bien à cheval sur mes cuisses, viens, par là... Oui ! Comme c'est bon de se sentir prise ainsi ! Tiens, prends un peu d'huile... promène tes doigts dans le sillon...

Elle se cambra légèrement, elle avait une superbe chute de rein et un cul magnifique sur lequel je m'attardai. Je mouillai sur ses jambes en passant ma main de son con à la raie de ses fesses. Le texture de sa peau changeait au fur et à mesure que mes caresses se faisaient plus insistantes. Elle se mit en position pour m'offrir son cul,

-Ne crains pas de mettre un doigt ! Et même plusieurs si tu veux.

C'était beau et envoûtant ce cul ouvert juste devant mes yeux. Au fil de mes caresses, ses trous se dilataient, semblaient quémander plus, encore , plus. J'entendais, j'y déposai mes baisers, puis y promenai ma langue. Bientôt un doigt, puis, deux puis trois. N'osant pas aller plus loin, bien que j'eusse envie d'y mettre toute ma main, Esther jutait tant qu'elle y serait entrée sans problème.

-Comme c'est bon ! oui ! Continue. Comme tu es bonne ! Et comme j'aimerais t'enculer moi aussi ! »

Mon excitation était à son comble, j'étais trempée, Esther se retourna, vint lécher ma vulve.

- T'es tu préparée ? » me demanda t-elle ? …

 

t'es-tu préparé ?

 

EPISODE V