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Le feuilleton à suivre

Il n'y a pas d'âge pour l'amour

 

Du haut de mes vieilles années, je remercie Esther, de n'avoir pas jugé mes interrogations impropres au regard de mon jeune âge, d'avoir été patiente face à mon arrogance. Nous continuâmes nos conversations, cependant qu'elle me donnait à lire des ouvrages utiles.
« Connais toi, toi-même, disent, en substance, les philosophes. Voilà un bon conseil pour commencer. Tes lectures doivent s'accompagner d'études pratiques, car en te donnant l'occasion de t'explorer toi même, tu vas instruire le plaisir. le corps s’apprend ainsi des voluptés qu'il ignore lorsqu'il est dédaigné.
« Je comprends»
« bien sûr que tu comprends et c'est bon début, crois moi, tu as de grandes dispositions»
« je suis impatiente ! Vais-je devoir attendre longtemps avant d'aimer vraiment? et d'avoir quel âge ? »
« Il n'y a pas d'âge pour aimer et ressentir, mais tu dois tenir tout cela secrètement en toi, car la morale réprouve encore aujourd'hui, une trop grande jeunesse en amour. Cependant, je te mets en garde contre toute précipitation. l'idée doit faire son chemin...
« Mais, je sais qu'il se trace, j'aimerais ne pas en interrompre le cours ! Je ne veux pas être Iseult dans la morsure du désir recréé sans cesse par les obstacles qu'il dresse devant lui . Je veux que cela soit, que cela vive, que cela s'exhausse et non que cela soit suspendue à jamais à la douleur de l'absence. Et je ne crois pas non plus au fait que réaliser ses fantasmes serait les assassiner".
« Comme je suis d'accord avec toi ! J'aime cet esprit critique et cette avidité de tout connaître dont tu fais preuve »
« Je me sens parfois animale, étonnamment cela ne m'inquiète pas, mais je ne sais comment rassasier cette faim qui m'assaille d'un coup. Il y a, je trouve, quelque frustration à ces masturbations solitaires devant mon miroir. Car je sens que de mon corps s'élèvent de puissantes aspirations aux plaisirs, dont je ne puis seule être l'ouvrière ! Ce n'est pas faute de m'aimer ! Mais d'être aimer ! Comme il faut ! »
Esther m'écoutait avec bienveillance.
« Je sais cela, ce qu'il te faut maintenant, c'est un vécu auquel penser lorsque tu te caresses ».
« Il m'arrive de penser à toi... Me guiderais-tu ? »
« Je peux, si tu me le demandes »
« Alors, officiellement, je te le demande »
« Mais... tu devras être mon élève et accepter le joug d'une maîtresse ! je te veux tout à fait consentante et consciente du bien comme du mal qui en découlera, sois sûre de toi. »
Je n'imaginais pas encore combien ces deux termes qui normalement s'opposent, bien et mal, pouvaient s'allier pour le plaisir. Pour l'heure, mon émotion était telle que j'aurais aimé embrasser Esther, l'embrasser non comme une sœur, avec reconnaissance, mais l'embrasser comme l'on embrasse un amant.
Elle devina mes intentions; tourna mon visage vers le sien, plongea dans mon regard, caressa mes lèvres gentiment du bout des doigts. « tu as des lèvres merveilleuses ». Sa bouche d'abord effleura la mienne, qu'elle humecta d'une salive au goût mi sucré, mi salé, instantanément mes lèvres tétèrent les siennes, nos langues se cherchaient, se rencontraient, se mêlaient, nos bouches s'avalaient mutuellement, échangeaient leur jus. Le baiser dura longtemps et cela me prit toute entière. Esther se détacha lentement. Et me sourit.
« Vois tu ce qu'en un baiser l'on peut ressentir? »
Ma chambre, devint dès lors, le lieu de presque tous mes apprentissages, commençant, par l'exploration de chaque partie de mon anatomie. Mon pubis était orné de quelques poils qu'au début je supportais bien, et même il était amusant de les voir se courber de chaque côté de mes lèvres mouillées lorsque j'y promenais mes doigts. C'était là comme découvrir une fleur cachée qui me menait inexorablement au puits qui l'abreuvait.
J'avais de petits seins, rien qui eut fait le plaisir d'aucun, pensais-je. mais Esther m'apprit à les toucher de telle sorte qu'ils devinrent sensibles, les tétons pointaient sous mes vêtements. Et j'adorais cela.
« Ici, sont deux sommets à ne pas négliger, bien que l'on dise que c'est une zone érogène secondaire. les hommes aiment beaucoup sucer ou caresser la poitrine d'une femme. dit-elle en caressant mes seins et me suçant le téton. Vois comme celui-là se dresse, lorsque j'y ai bu. Sens sous ta main son érection, on appelle ça le thélotisme. cette sensibilité et ce plaisir procuré concourent également à la lubrification vaginale. Le con mouille ; dit-on mieux. »
« mes seins sont assez petits ! »
« la taille n'est pas un critère »
Placée derrière moi et moi entre ses jambes, elle me caressait les seins, embrassait ma nuque.
« Par là », dit-elle en m'embrassant la nuque, puis tout près de l'oreille comme si elle me chuchotait des mots, tu peux ressentir quelque chatouillement propice à l'excitation »
« En effet », lui dis-je, « cela me passe partout ! »
Esther continuait de promener ses mains, sur mes seins et mon ventre .
"Viens sur moi, ta tête entre mes cuisses et vois comme en te caressant, je me procure une grande excitation, également, c'est un véritable partage »
Je sentis la chaleur de sa bouche, ses lèvres sur mes lèvres et mon clitoris, Elle me gamahuchait, me procurant au début les plus vifs soubresauts. Peu à peu je comprenais, je lâchais prise, bientôt mes reins accompagnaient instinctivement le mouvement de sa langue. Elle m'invita à regarder sa chatte, puis à toucher à mon tour, mes doigts glissaient, son clitoris fleurissait, on eut dit qu'une huile épaisse les couvrait, son con m'aspirait alors qu'à peine j'en effleurais les bords. Je ne me retins pas de passer ma langue, suçais, avec gourmandise je goûtais à sa source, toute à ma transe et à l'excitation qu'elle me procurait elle-même, j'enfonçais ma main dans son trou qui l'avala entièrement.
« Oh! oui! Comme tu t'y prends bien ! Promène un peu tes doigts à l'intérieur, visite délicatement, retire toi puis reviens lentement»
C'était doux comme de la soie, dès que je retirais ma main je voyais son trou luisant, p
alpitant, dans lequel je retournais inlassablement...

EPISODE IV