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Le feuilleton à suivre

Il n'y a pas d'âge pour l'amour

 

Esther était une jeune fille de 9 ans mon aînée, étudiante en master de psychologie. Elle avait pour tâche de venir me prendre à la fin de ma journée et comme j'étais assez bordélique ; m'aidait aussi à m'organiser dans mon travail.

Esther, me fut présentée par ma mère. Un samedi matin, elle sonna à la porte j'allai ouvrir :

- j'ai rendez-vous avec Madame Friedman.

J'appelai mère.

-Ah ! Bonjour, c'est bien, vous êtes ponctuelle. Voici ma fille Julia.

-Bonjour Julia, je suis Esther.

J'interrogeais Mère du regard, qui ne trouva rien d'autre à dire que :

-C'est Julia qui s'occupera de toi dorénavant, enfin pour ton organisation, tes devoirs et tout autre sujet concernant tes études. Moi je ne peux rien pour toi.

Je hochai la tête un peu surprise, tout de même, mais rapidement je trouvai la situation adéquate et ma mère étonnamment cohérente. Je n'objectai rien, bien au contraire, sans avoir l'air de m'y intéresser plus que cela . Trop d'enthousiasme de ma part n'eût pas été de circonstance.

J'invitai Esther dans ma chambre, lieu où je régnais seule dorénavant. Elle fit un tour, « Bien ! » fit-elle en remarquant un tampax qui traînait sur mon bureau, « je vois que tu n'es pas seulement précoce dans les études » je restai silencieuse. Jusqu'alors je fonctionnais beaucoup avec ma tête, mon corps m’encombrait plus qu'il n'était un atout.

nonobstant, je m'intéressais depuis peu, à certaines manifestations physiologiques. Je sentais mon corps changer, grandir, j'étais envahie de sensations étranges. Cette effloraison de ma propre nature, me rendait curieuse et ne me déplaisait pas. Il m'arrivait d'explorer mon sexe du bout des doigts et tout délicatement. Je remarquais que l'excitation procurée faisait gonfler mon clitoris et venir un miel que je gouttais dont je n'arrivais pas encore à déterminer le goût. Il manquait à ce toucher, la vue précise et j'avais eu l'idée de placer un miroir, afin d’observer ce joli phénomène. On eut dit une fleur fragile qui s'offrait, cette chair fine rose et luisante, j'avais pourtant l'intime intuition que gisait là un monde de puissance.

J'eus l'intuition que l'apparition d'Esther dans ma vie, serait l'occasion de me faire peut-être une amie, à qui confier ces secrètes découvertes...

 

 

Le premier vrai rendez-vous eut lieu à la sortie du lycée le jour suivant.

Nous étions en mai. Esther, était perchée sur de hauts talons, vêtue d'un jean's moulant et d'un tee-shirt bleu, semble t-il sans soutien gorge malgré une poitrine remarquable. ses cheveux étaient rassemblés en un chignon désordonné, quelques mèches rousses dégringolaient par dessus ses lunettes rondes.

Elle fit un grand geste, vers moi en appelant mon nom. En levant le bras, son sein se souleva gracieusement emportant avec lui le bas de son tee shirt. On pouvait voir son ventre plat, et son nombril, orné d'un piercing. Évidemment, elle ne passa pas inaperçue ce jour là, ni aucun autre au reste. Tous les jeunes mâles boutonneux, qui jusqu'alors m'ignoraient totalement, se rapprochèrent de moi.

Il faut bien avouer que mes nattes, mon col Catherine, ma jupe écossaise, les collants de laine et mes souliers vernis, décourageaient toute entreprise exaltante. En été on me permettait tout de même d'aller jambes nues et de défaire un bouton à mon chemisier. Mais pas question de libérer mes cheveux, une abondante et longue tignasse brune, ni d'écourter mes jupes. Je portais encore des culottes blanches« petit bateau » et un soutien gorge qui ressemblait plus à un bandage qu'à un élément de séduction, quand les autres filles se maquillaient et se promenaient avec des tee-shirts trop petits et des jupes au ras des fesses. Non que ce fut pour moi le signe d'une grande évolution, je trouvais cela plutôt ridicule et laid.

Au fil des mes découvertes intimes et sensorielles, il me semblait tout au contraire, que le corps s'il fallait l'habiller, devait suggérer plus que montrer l'existence de ce rapport intime que nous avons avec lui et que de nos satisfactions naissaient un visage, des expressions, des mouvements , une grâce. Un accord avec soi-même. Ainsi libérés, corps et esprit exhalaient leur fragrance, déroulaient un ruban de sens.

Aussi tout en changeant, naturellement j'adoptai une tenue plutôt sâge, me consacrant plus soigneusement à mes dessous, que je voulais aussi doux à ma peau qu'une caresse....

EPISODE II